Missions collectives


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MISSIONS COLLECTIVES DES MEDECINS GENERALISTES - 3.
1. Les Cercles
2. Les gardes population
3. Les collaborations locales
4. La collaboration des cercles avec les hôpitaux
5. Les vaccinations
1. Les cercles
Certaines tâches à assumer par la médecine générale exigent que tous les médecins généralistes d'une région donnée, qu'ils travaillent en solo, en réseau ou en groupe, se mobilisent en bloc et coordonnent leurs efforts
. Les Cercles de médecins généralistes trouvent ici leur raison d'être. Leur agrément, en cours, doit être mené à son terme en se basant prioritairement sur les structures et sur les collaborations «historiques » mises sur pied par les médecins généralistes eux-mêmes.
Leur financement, actuellement notoirement insuffisant, doit être adapté au rythme des objectifs du Service Public Fédéral de la Santé. Ces objectifs doivent être élaborés en concertation avec les Cercles. Ils doivent rester réalistes et tenir compte du développement progressif des Cercles.
C'est au sein du Service Public Fédéral de la Santé que doit être puisé le budget nécessaire.
La gestion de ce budget doit associer les autorités publiques, les représentants des Cercles et les représentants des syndicats médicaux des médecins généralistes.
2. Les gardes population
Les gardes « populations » font partie des missions de base de la médecine générale. Leur organisation incombe aux Cercles.
Une mobilisation de toutes les forces vives de la médecine générale se révèle de plus en plus nécessaire pour arriver à persuader les médecins généralistes, surtout les plus jeunes, à assumer cette tâche essentielle.
Les conditions nécessaires à la pérennité de cette mission sont:
  • Une définition claire de la garde population.
    Il doit s'agir d'offrir à la population - donc à tous les patients d'une région - une réponse aux problèmes médicaux survenant pendant la durée de la garde.
  • La reconnaissance par l'État fédéral que la garde population est une mission de service public qui doit être honorée comme telle.
  • Un échelonnement le plus rigoureux possible entre les soins de garde offerts par la médecine générale et ceux offerts par les hôpitaux.
  • Un financement accru, tant pour les Cercles, organisateurs de ces gardes, que pour les médecins généralistes qui les assurent.
    Pour ces derniers, la revalorisation de l'honoraire à l'acte et de l'honoraire de disponibilité doit se poursuivre et le système d'honoraire de disponibilité doit être étendu progressivement à toute la semaine. Pour les Cercles, le financement doit être équitable et basé sur des critères objectifs simples.
  • Une diversification du type de services de garde (visites à domicile classiques, cabinet de garde.) offerts par la médecine générale. Chaque Cercle doit pouvoir fournir un service adapté à l'importance de la population, la taille du territoire, la présence d'hôpitaux proches, le type de population, la disponibilité des médecins généralistes. etc.
  • Un souci prioritaire pour la sécurité des prestataires (d'autant plus prégnant que de plus en plus de femmes exercent la médecine générale).
  • Une recherche permanente du meilleur service, en expérimentant sans cesse de nouvelles formules (6).
    Le poste budgétaire afférent à cet objectif doit être considérablement augmenté et géré par les médecins généralistes.
  • La mise à disposition d'un véhicule de fonction prioritaire.
    Les problèmes de déplacement dans les villes devenant difficiles à gérer en situation d'urgence, un véhicule de fonction prioritaire devrait être mis à la disposition du médecin « mobile » (= le médecin rattaché au poste de garde et qui assume les visites à domicile pour les patients qui ne sont pas en état de se déplacer au poste de garde).
6. cf. expériences en cours dans le cadre de l'Arrêté Royal du 16 janvier 2003 qui reconnaît et finance des « Projets temporaires et expérimentaux en rapport avec les services de garde des médecins généralistes».
3. Les collaborations locales
Les collaborations locales entre tous les acteurs de santé, à l'échelon d'un territoire proche du patient, doivent se renforcer en respectant la hiérarchie des compétences. En matière de prise en charge d'un patient à domicile, c'est le médecin généraliste qui assume la responsabilité finale des soins. Les autres professionnels de santé jouent tous un rôle spécifique et irremplaçable mais toujours sous le contrôle du médecin généraliste choisi par le malade.
La fonction de « Coordination de soins et de services » est essentielle : elle peut être exercée par le médecin généraliste s'il en a le temps mais il peut déléguer cette fonction à un(e) infirmière, un(e) ergothérapeute ou un travailleur social, compétents pour cette fonction. Cette coordination doit toujours s'effectuer en étroite collaboration avec le médecin généraliste du patient.
Dans l'intérêt des malades, il est impératif que dans une région donnée, les différentes initiatives de coordination mises en place se moulent dans une seule structure bien identifiable, pluraliste, apolitique, transparente et gérée paritairement avec les représentants du cercle local de médecins généralistes.
Le travail presté par les médecins généralistes dans ce champ d'activité doit être rétribué selon la clé
des «trois P» en privilégiant la simplicité et l'efficacité. Le forfait pour «coordination multidisciplinaire » est une approche intéressante mais il faut simplifier la formule de financement.
4. Le financement du médecin généraliste : « les trois P »
Il faut inventer une relation de type égalitaire entre les hôpitaux et les Cercles de médecins généralistes.
Le préambule à ce nouveau rapport de forces, c'est un véritable échelonnement des soins.
Alors seulement des accords de collaboration prendront de la valeur et respecteront la fonction des médecins généralistes.
Il faut en finir avec
  • l'extension sans limite des services d'urgences hospitaliers qui, par toutes sortes de formules, mettent les médecins généralistes hors jeu;
  • la captation de tous les bilans préopératoires par les anesthésistes et de tous les diabétiques par les fameux «Centre de diabétologie ».
  • l'impossibilité grandissante d'avoir des contacts directs avec les médecins spécialistes à propos de nos patients hospitalisés;
  • les reconvocations tous azimuts entre différents services;
  • les sorties d'hôpital qui ignorent le médecin généraliste traitant;
  • la colonisation de l'informatique des médecins généralistes par les systèmes hospitaliers ...
Bref, une concertation entre hôpitaux et généralistes est indispensable et URGENTE pour inverser le sens de ces dérives hospitalocentriques.
Il faut rappeler que la place du médecin généraliste est en ambulatoire et non à l'hôpital. Le cadre hospitalier doit intégrer des médecins pour les urgences (urgentistes, spécialistes en médecine aiguë) et pour les différents services (internistes généraux). Ce n'est pas le rôle des médecins généralistes (voir 1ère partie II).
5. Les vaccinations
Pour améliorer la couverture vaccinale de base de l'ensemble de la population (enfants et adultes), il est impératif que le médecin généraliste puisse disposer aisément des vaccins nécessaires.
Cet accès doit passer par le circuit des pharmaciens chez qui le médecin généraliste doit pouvoir s'approvisionner gratuitement.
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