
Collaboration entre MG et services d’urgence hospitaliers en Wallonie : la concertation proposée par le GBO mise en œuvre par le Cabinet
Flash-info 20/26, publié le 23/04/26
Dans un souci de vous tenir informés en temps réel de nos actions, nous souhaitons partager avec vous une nouvelle initiative du GBO en matière de concertation sur l’organisation de la garde en Région wallonne, en parallèle des discussions en cours concernant la garde et le 1733 au niveau fédéral.
Il apparaît aujourd’hui urgent et essentiel d’affiner la collaboration entre les services d’urgence hospitaliers et la garde de médecine générale. Partant du constat que bon nombre de méconnaissances, voire de malentendus, persistent entre médecins généralistes et médecins des services d’urgence des hôpitaux, le GBO a proposé au sein du Groupe de travail « médecine générale » du Cabinet Coppieters d’organiser une rencontre entre représentants des généralistes (syndicats médicaux, SSMG, FAGW, FMM) et urgentistes.
Nous remercions le Ministre Coppieters d’avoir permis la tenue de cette première rencontre, organisée le 22 avril 2026. Celle-ci avait pour objectif de croiser les points de vue et d’identifier ensemble des pistes concrètes d’amélioration de la collaboration entre la garde de médecine générale et les services d’urgence. Nous remercions également les représentants du Cabinet en charge de la première ligne et du secteur hospitalier, qui ont présidé cette réunion, ainsi que les représentants de l’AViQ pour leur participation.
Au vu de la qualité des échanges, qui se sont déroulés dans un climat de respect mutuel, et de l’importance des enjeux, il a été décidé de poursuivre cette dynamique.
Le GBO, en collaboration avec le Collège de Médecine Générale (CMG), appelle les autorités à mettre rapidement en place un cadre de concertation au niveau de la Région wallonne. Celui-ci devra permettre d’aborder, avec les urgentistes, l’organisation de la garde sur le territoire wallon, en articulation avec les réflexions menées au niveau fédéral sur la garde et la réforme du paysage hospitalier.
L’optimisation de cette collaboration est indispensable pour concilier plusieurs exigences : une organisation uniforme de la garde à l’échelle nationale, la sécurité et la qualité des soins, ainsi que la faisabilité pratique sur un terrain non homogène dont les particularités locales doivent être prises en compte.
Le défi est énorme : dans un contexte de pénurie de professionnels, comment l’ensemble des acteurs – médecine spécialisée hospitalière et ambulatoire, services hospitaliers d’urgence consultés en première ligne et médecine générale – vont-ils assurer les meilleurs soins non planifiables (urgents ou non différables) par le prestataire le plus adéquat, au meilleur endroit, au bon moment et au prix le plus juste, pendant et hors heures ouvrables, tout en préservant l’indispensable équilibre de vie des prestataires ?