
Flash-info 14/26, publié le 01/04/26
Le GBO devra-t-il tirer sa révérence, faute de moyens financiers et humains ?
Chères Consœurs,
Chers Confrères,
Les temps sont à l’heure de vérité. Les corps intermédiaires vacillent, fragilisés notamment par certains courants politiques. Certains – et le GBO ne fait pas exception à la règle – sont également menacés par le manque de moyens financiers et humains.
Depuis plus de 60 ans, le GBO défend une médecine générale forte et centrale. Si nous avons engrangé de nombreuses victoires, nous n’avons pu empêcher certaines décisions. Nous nous étions ainsi opposés, dès les 1ers signes de pénurie de généralistes, au maintien du numerus clausus. Nos contradicteurs ont eu gain de cause, avec les conséquences que l’on connait sur la qualité des soins et nos conditions de travail. Aujourd’hui, l’heure est au constat : l’avenir du seul syndicat francophone “par et pour les généralistes” est en jeu.
Un poisson d’avril ? Nous aimerions pouvoir vous répondre que oui.
Mais ce qui suit, lui, est bien réel.
Jamais le GBO n’a été autant reconnu, écouté, respecté et sollicité.
Sa présence est indispensable dans les lieux de décision.
Et pourtant …
Jamais la médecine générale n’a été autant sous pression.
Jamais les dossiers à défendre en concertation n’ont été aussi nombreux et vitaux.
Jamais il n’a été aussi crucial de rester présents, partout, tout le temps.
En coulisses, ça se complique
Derrière cette apparente solidité, une réalité s’impose :
Aujourd’hui, le GBO tient.
Mais il tient cette indispensable défense professionnelle à bout de bras car il manque de moyens.
Nos représentants – des généralistes, comme vous – consacrent des heures, des jours, au détriment de leur pratique clinique et de leur vie privée.
Les subsides ne nous permettent pas de les rémunérer à hauteur de leur engagement, pourtant essentiel.
Et trop peu de médecins cotisent.
Les mandats se multiplient. Les réunions aussi.
Nos représentants s’épuisent.
La relève est là, motivée et enthousiaste, mais trop peu nombreuse pour relever tous les défis auxquels nous sommes confrontés.
Une question simple, une réponse collective
Soyons clairs : un syndicat ne vit que par celles et ceux qu’il représente.
Chacune de vos cotisations est vitale pour garantir l’indépendance d’action de notre syndicat.
« Comment le GBO va-t-il trouver les moyens humains et financiers de poursuivre sa mission ?
Si chacun considère que “d’autres s’en occupent”, il faudra siffler la fin du jeu.
Si, au contraire, chaque généraliste continue ou décide de soutenir le GBO, alors tout deviendra possible.
Juin 2026 : une échéance bien réelle … et le moment de vérité
Lors de notre Assemblée générale du 25 juin 2026, nous devrons répondre à cette question existentielle, au risque de ne plus pouvoir remplir notre mission à court/moyen terme.
À vous de décider si c’est un poisson d’avril … ou la réalité.
Que pouvez-vous faire ?
À celles et ceux qui nous soutiennent déjà : merci.
À celles et ceux qui hésitent encore :
Vous pouvez donner un peu de votre temps pour défendre votre métier
Un syndicat, ce n’est pas “les autres”. Son action repose sur l’engagement collectif des médecins : plus nous serons nombreux, plus la charge sera légère.
Vous avez envie de faire bouger les choses ? Peu importe que vous soyez expérimenté.e ou non, l’important est d’avoir envie de vous impliquer, selon le temps à votre disposition, dans un domaine que vous avez à cœur de défendre.
Quelques heures, un mandat, un engagement ponctuel, … tout compte pour changer l’équilibre des forces vives, tout en préservant votre équilibre de vie.
Intéressé.e ? Participez (sans engagement) à nos « Portes ouvertes virtuelles » le 28/05 à 20 heures !
C’est maintenant ou jamais. Nous comptons sur vous.
Syndicalement vôtre,
L’Organe d’Administration du GBO